Aug 20, 2016

Les petits bonheurs.


Le mois d'Août bat son plein et les publications vont être très rares ce mois-ci. Je suis au Mans depuis le début du mois et le Japon n'y est malheureusement pas vraiment présent. C'est l'occasion de faire un petit article sur le quotidien qui n'en reste pas moins sympathique.

J'adore le mois d'Août, je crois que c'est mon mois préféré. On y admire les plus beaux ciels dégagés de l'année, surtout à la campagne. Et le beau temps y est majoritairement beaucoup plus affirmé qu'en Juin et Juillet souvent plus frileux. C'est toujours plus agréable pour barboter dans la piscine (il faut évidemment que je publie cet article un jour de pluie) !


Chose qui n'était pas arrivé depuis bien 10 ans, je squatte un mois entier en famille, chez mon père et mon frère. Les deux vivent dans la même propriété, le Pôle Européen du Cheval. C'est un haras et un grand complexe de compétition équestre. Cette semaine, il accueille d'ailleurs les championnats du monde de voltige. L'ambiance, internationale, est incroyable : des drapeaux partout, des jeunes athlètes pleins de vie et des discussions dans un grand nombre de langues différentes. Là aussi, il manque le Japon qui ne semble pas avoir d'équipe de voltige.

Le cheval c'est trop génial c'est le milieu duquel je suis issue. J'ai fait près de 18 ans d'équitation mais ne me suis jamais intéressée à la compétition. J'ai d'ailleurs abandonné ce sport lorsque j'ai commencé mes études à Paris il y a 11 ans. Cela ne m'a jamais manqué mais je prends toujours beaucoup de plaisir à regarder les épreuves de compétitions lorsque je rentre à la maison.


Les préparatifs du mariages touchent à leur fin : nous avons repeint la brasserie qui accueillera le dîner, nous continuons de découper, de coller et d'assembler les guirlandes, travaillons les typographies des différents petits panneaux indicateurs. Pour l'instant, pas vraiment de pression et toujours autant de plaisir. Cela me fera sans doute tout bizarre de ne plus rien avoir à préparer une fois le mariage passé. Je suis impatiente d'y être, de faire la fête avec tous les amis rassemblés et même si un léger stress se fait sentir à l'idée de traverser l'église devant tant de monde, j'ai hâte !


Cette semaine, je suis allée découvrir la cuisine du salon de thé Takayanagi (au Mans) : tenu par des japonais, il revisite la pâtisserie française avec des saveurs japonaises. Le midi, ils proposent également un déjeuner ! Cela fait des mois et des mois que je surveillais leurs actualités sur Facebook et Twitter, il me tardait d'aller enfin goûter leurs produits. Je vous prépare un petit article pour très bientôt à ce sujet.
C'est le seul restaurant japonais digne de ce nom dans les parages. Visiblement, les vrais restaurants japonais ont une durée de vie terriblement courte dans cette ville... Les gens semblent préférer les sushis douteux des faux restaurants japonais pas folichons.
J'ai écumé internet à la recherche d'événements, expositions ou association un minimum active en rapport avec le Japon. C'est un désert de tristesse ! J'en suis à un peu plus de la moitié de mon séjour et je suis déjà terriblement en manque.

Instagram est passé aux stories, sa propre version de Snapchat. Moi qui n'aimais pas du tout cette application, j'étais frustrée de louper le partage quotidien futile de beaucoup de personnes qui désormais commencent à revenir partager tout cela sur Instagram.Ô joie !
Ca m'éclate aussi beaucoup, je me sens plus libre de partager des imbécilités sans pourrir mon flux et spammer la planète entière. Mes débuts y sont encore timides mais j'ai beaucoup d'idées pour mon retour sur Paris.


Jul 31, 2016

Je quitte mon job pour devenir artisan


Ca y est ! En cette fin Juillet, je peux enfin l'annoncer ici. Les derniers mois ont été pleins d'organisation et de calculs, d'inquiétudes et d'excitation mais mon projet devient réalité. Je quitte mon travail en entreprise pour revenir à des valeurs qui me sont fondamentales : la proximité des ressources, le fait-main et l'indépendance.

Je n'ai jamais réellement parlé de mon travail sur le blog, surtout par pudeur mais aussi parce que je ne trouve pas facile, dans le secteur du jeu vidéo, de savoir ce qui peut être partagé publiquement ou non.

Au revoir les jeux vidéo

J'ai travaillé comme level designer près de 4 ans sur Just Dance, jeu de danse créé par Ubisoft. Avec mon équipe, nous travaillons sur l'élaboration des chorégraphies et leur jouabilité notamment à la manette et au téléphone. Nous équilibrons la difficulté des mouvements en fonction de la console (Wii U/Wii, PS4/PS3, Xbox One/Xbox 360), remuons beaucoup les fesses pour tester nos réglages, mais nous créons aussi les autodances (petites vidéos en fin de chanson qui immortalisent la honte la classe des joueurs en train de donner tout ce qu'ils peuvent sur les chorégraphies).


Le mois dernier, l'opus 2017 a été annoncé à l'E3 (le plus gros salon international du jeu vidéo). Et c'est avec beaucoup d'émotion que je prend conscience que ce sera mon dernier. J'avais rejoint l'équipe à la fin de Just Dance 4, ai enchaîné avec Just Dance 2014, 2015, 2016 puis 2017. Ce jeu m'aura aussi permis d'approcher le Japon en travaillant sur Just Dance Wii U et Yokai watch dance : Just Dance special edition (vendus exclusivement sur le territoire japonais).

Parce qu'il mêle danse et jeu vidéo, apprentissage et fun , c'est un projet qui me tenait particulièrement à coeur. J'aimais mon métier énormément, et encore plus mon équipe, mais la philosophie de la boîte me convenait de moins en moins (politique d'embauche déplorable, gestion humaine chaotique voire catastrophique et délocalisation de masse). L'enchaînement de contrats précaires en 3 ans et demi et l'impression d'être un simple numéro balayable d'un revers de la main à la fin de chaque mois a eu raison de ma ténacité et de mon moral. Je n'arrivais plus à accepter l'idée de faire preuve de motivation et de bonne humeur chaque jour quand je savais que mon emploi pouvait se retrouver en Inde pour la prod suivante.

Heureusement, j'ai toujours eu la tête pleine de projets plus ou moins farfelus - comme ouvrir une pâtisserie Totoro à Paris - et ces problèmes de précarité m'ont poussée à me réaliser. Pour le moment j'ai une chance inouïe : quand j'ai commencé mes études de graphisme appliqué au jeu vidéo, mon rêve ultime était de travailler à Ankama. J'adorais leur style par dessus tout (et cela se ressent d'ailleurs dans mes croquis). J'ai réussi et ai découvert le métier de level designer chez eux, alors que mes études ne m'y prédisposaient pas spécialement. Puis j'ai ardemment voulu travailler sur Just Dance. J'aimais ce jeu qui mettait des sourires et des paillettes facilement pendant les soirées, où même ceux qui n'osaient pas danser arrivaient finalement à franchir le pas et à s'éclater comme des fous. L'idée de réaliser des situations de jeu et de participer à l'élaboration de chorégraphies pour extravertir des gens, ou les rapprocher l'espace de quelques minutes, c'était le bonheur absolu !


Le pari de l'artisanat

Le 1er Septembre, j'intègre un atelier de Montreuil en reconversion professionnelle. Pendant 9 mois, je vais me spécialiser en création de céramique, tournage et animation d'atelier, débouchant sur un CAP.
Cette formation va me permettre de maîtriser les techniques traditionnelles de la poterie pour pouvoir créer ma propre marque de vaisselle japonaise ! Oui oui : bols, assiettes, plats, théières, nabe...
Ce n'est pas une surprise pour vous, qui voyez défiler les photos de bento et de pâtisseries sur le blog, j'aime la cuisine japonaise à la folie, mais aussi sa mise en scène où chaque détail compte. La céramique est un élément crucial dans le repas et j'aimerais de tout cœur partager cet aspect-là de la culture japonaise tout en essayant d'être le plus éthique possible : fabrication française, avec des matières premières de qualité et insuffler tout l'amour que j'ai de cette culture dans chacune de mes créations. Pour que les personnes qui les utiliseront chez eux soient encore plus heureuses !

Ce n'est pas cet atelier qui va m'apporter le savoir-faire japonais. Pour le moment, et ce depuis Janvier, j'apprends auprès d'une céramiste parisienne qui a tout appris au Japon et qui prend plaisir à me transmettre à son tour ses techniques. Les quelques photos de l'article sont mes tous premiers pas en la matière, les premiers nés si je puis dire.
Cette dame a été ma rencontre coup de cœur cette année, un véritable coup de foudre professionnel ! Elle crée sans assistance machine (hormis un tour), recycle tout, et fabrique ses couleurs elle-même à partir de formules chimiques apprises au Japon.
Une fois la formation passée, avec le bagage que j'aurai, j'espère pouvoir rencontrer des artisans directement chez eux au Japon pour affiner mes connaissances et respecter en détail leurs façons de faire. Car, au delà de la technique, la philosophie et un tas de petits rituels ont une place primordiale dans la création. C'est ce qui a fini de me convaincre de me lancer moi aussi, je crois que j'ai besoin d'enrober le travail de ces petites choses un peu magiques.

A côté de tous ces jolis mots, il y aura aussi la découverte de l'entreprenariat, de sa réalité et de ses moments pas toujours faciles. Mais mes expériences en entreprise, de ce que j'ai aimé ou détesté me serviront à avancer et à trouver le bon équilibre.

Le tout, c'est ne de pas regarder en bas pendant le grand saut !


Jul 17, 2016

Traquer les tanukis d'Asakusa | Japon 2015


Cette année, je n'ai pas été très productive concernant les articles de visites rigolotes à faire au Japon. Il faut dire que mon dernier voyage, en Novembre 2015, a été particulièrement court (12 jours) et surtout composé de lieux assez touristiques dont on parle déjà un peu partout sur les internets nippophiles.

La traque au tanuki, c'est LE pivot de chacun de mes voyages. Lorsque j'arrive dans une auberge située dans une petite ville ou dans la campagne, une de mes premières questions est "Avez-vous déjà vu des tanukis se balader autour de chez vous ?". Si tel est le cas, je demande plus d'informations et demande la permission de roder autour de l'auberge aux heures où le tanuki aurait été aperçu. Généralement, avouons-le, je repars bredouille... Soit j'ai une très mauvaise technique d'approche, soit il me manque une sorte de formule magique pour les convaincre de me faire confiance.
Le seul tanuki qu'il m'ait été donné de voir est mort dans la foulée. Peut-être que je porte la trace de cet incident autour de moi, tel une aura de yôkai ?!

A Tokyo, s'il est moins courant de tomber sur de vrais tanukis, il est toujours possible d'aller leur rendre hommage à Asakusa. C'est cette petite balade que je vous propose aujourd'hui !
Alors qu'il me tenait très à cœur, j'ai beaucoup hésité à publier cet article en particulier car je n'ai pas su prendre de jolies photos lors de cette balade. Il pleuvait et le ciel était si sombre que tout semblait triste. Il serait dommage de passer à côté de ce circuit malgré tout, alors j'ai fini par me secouer et me suis décidée à le publier.

Le Chingodô, temple du Tanuki

Otanuki-sama est une divinité qui protège des incendies et des voleurs. En 1872, cette divinité a été conservée dans le jardin des moines afin de protéger le Senso-ji des tanukis qui s'y étaient installés et qui y pullulaient. C'est pourquoi la divinité a fini par se faire appeler Otanuki-sama. En 1883, l'autel a été déplacé à son endroit actuel et un temple a été construit autour. Ce temple que nous pouvons visiter a été reconstruit en 1913 et des festivals sont organisés les 17 et 18 Mars de chaque année.


Le Chingo dô (鎮護堂) est souvent oublié lors de la visite du Senso-ji et ses jardins. Il n'est pas très bien indiqué et il faut faire le tour de l'enceinte pour s'y rendre, en traversant des petites rues pleines de charmants boui-bouis sans prétention. Il faut dire que ce temple en lui-même n'est pas très palpitant. L'enceinte est minuscule et faite de barrières en métal à travers lesquelles on distingue un joli plan d'eau où nagent cygnes et canards. Aucun guichet ne propose de souvenirs à l'effigie du tanuki que j'aime tant.


Orange dôri, sur la route des tanukis

A la perpendiculaire de la grande allée marchande menant au Senso-ji et à quelques pas du Chingodô seulement, se trouve l'Orange dôri (オレンジ通り), décorée de petits autels abritant des statuettes de tanukis. Chacun possède un attribut qui lui est propre et offre de la chance à celui qui le touche. On peut choisir d'attirer la chance sur l'amour, le travail, la famille, les études... A vous de choisir !


Contrairement au Chingodô, cette petite rue est assez touristique.
Les magasins de la rue arborent eux aussi toutes sortes de représentations de cet animal et cela devient vite un jeu de tous les trouver. Ce n'est pas pour rien que son surnom est devenue la Tanuki dôri (たぬき通り).


Après avoir vu toutes ces bouilles si rondes et si mignonnes,  il ne faut pas hésiter à se glisser dans la peau d'un tanuki et immortaliser l'instant ! N'étant pas très "achat souvenir" (avant chaque nouveau voyage, j'ai envie d'acheter plein de choses, mais une fois sur place, je n'arrive pas à céder à la tentation) et Asakusa étant le paradis du touriste, je n'ai pas spécialement cherché à en trouver. J'imagine qu'il doit y en avoir un peu partout aux alentours si l'on cherche un petit peu.


La thématique de l'animal est très forte dans mes visites, c'est pourquoi je vous recommande vivement de jeter un oeil sur le libellé Circuit animalier pour (re)découvrir les lieux et temples à l'effigie des divinités animales que j'ai partagé sur le blog.

Si vous cherchez un endroit où dormir et que faire à Asakusa, je vous propose de lire cet article : Asakusa, hébergement et vie de quartier.

Enfin, si cet article a contribué à vous faire aimer les tanukis, vous pouvez repartir avec un souvenir du blog en imprimant et en construisant le paper toy Tanuki que je vous ai concocté il y a un petit bout de temps maintenant !

Je vous laisse sur des photos du quartier, des jolis lieux que l'on peut découvrir en furetant sur la trace des tanukis. Bonne chasse !

Jul 12, 2016

Graver son propre sceau japonais en pierre


Le sceau est quelque chose d'indispensable au Japon, ne serait-ce que pour pouvoir signer ses papiers administratifs. Le sceau personnel est le plus répandu (hanko 判子 ou inkan 印鑑) mais il s'agit ici du sceau en pierre traditionnel gravé (tenkoku 篆刻) souvent utilisé pour signer une calligraphie ou une oeuvre artistique. C'est ce dernier que j'ai appris à réaliser lors d'un atelier organisé par la librairie japonaise Junku et animé par la calligraphe Miki Umeda-Kubo.

C'est une amie qui m'a conseillé l'atelier après l'avoir testé. Par chance il y a eu une autre session organisée après qu'elle m'en ait parlé ! Je m'y suis inscrite avec Camille du blog Les carnets de Camille, le 8 Juillet dernier.
Camille, c'est une fille formidable et passionnée de culture traditionnelle japonaise que j'ai rencontrée pour la première fois en allant tester l'Umami matcha café. Vous n'avez pas fini d'entendre parler d'elle sur le blog car nous avons beaucoup de projets ensemble. Rien que la semaine prochaine, nous allons faire une initiation à la cérémonie du thé. Ce sera la première fois pour moi et je meurs d'impatience ! Ouiiii !

Revenons à nos petits moutons.
L'atelier dure 2 heures et pour celui-ci il fallait choisir un kanji à graver au moment de réserver par téléphone. Comme je ne fais rien comme tout le monde, j'ai demandé à graver l'hiragana Yu (ゆ) qui a une importance immense pour moi : mon prénom difficilement prononçable en japonais s'est souvent transformé en Yujeni (ユジェニ) puis en Yuyu (ユユ), mais je n'aime pas spécialement l'aspect abrupt des katakana, je préfère l'écrire en hiragana (ゆゆ). C'est également le premier tatouage que je me suis fait, symbole des onsen dont je me fermais la porte en franchissant le pas de l'encre sous la peau, choix difficile qui m'a beaucoup fait réfléchir au départ. Et puis il y a eu ce blog, Cocoyuyu, reprenant encore et encore ce fidèle petit ゆ ! Cet hiragana tout simple est devenu ma signature et une partie forte de mon identité.


La calligraphe a préparé en amont une série de graphies différentes pour les symboles que nous avions demandé par téléphone. Si rien n'a été spécifié avant le jour de l'atelier, elle se réserve le droit d'en choisir un en relation avec notre prénom. C'est ce qui est arrivé à Camille qui a reçu le Ka (華 signifiant fleur je crois). Une attention délicate, même si finalement Camille aurait préféré choisir elle-même. Il est toujours possible d'embêter la calligraphe pour qu'elle fasse une nouvelle proposition en début d'atelier, mais nous n'avons pas osé l'embêter.
Pour ma part, j'ai choisi l'avant-dernière graphie proposée sur le petit papier, ronde et assumée.


Le procédé, à l'exception de la calligraphie, est assez simple.
Il faut tout d'abord poncer l'extrémité de la pierre qui sera gravée pour bien la lisser. On place ensuite le sceau dans l'étau en bois pour bien l'immobiliser et peindre l'extrémité poncée avec une encre rouge orangée très vive qui permet de bien mettre en valeur le tracé du symbole à venir.
On peut ensuite décalquer avec du papier carbone ou tracer à la main (en miroir) le kanji choisi. Certaines personnes de l'atelier ont eu le courage de le tracer à la main, j'ai préféré le décalquer !


Le résultat en miroir était un peu inquiétant à regarder. Il m'était difficile de savoir ce que valait mon tracé, mes repères étaient un peu chamboulés.

Une fois le tracé validé par la calligraphe, il faut commencer à graver ! J'ai un peu appréhendé le travail en courbes, mais j'ai été surprise de la facilité avec laquelle, la pierre se laisse entailler, que ce soit en ligne droite ou en arrondi. Il ne m'a pas fallu longtemps pour me laisser porter par la minutie du travail manuel. Décidément j'adore ça ! Je ne vois pas le temps défilé, ma tête  est focalisée sur ce que mes mains font, sans pour autant être tendue. J'ai beaucoup de mal dans mon quotidien à fixer ma concentration. Il n'y a que dans les arts manuels que j'arrive à me recentrer. Cet atelier était un de ces moments-là.


Vient le moment intimidant de l'essai du sceau ! On l'ôte de l'étau, on le tamponne dans l'encre rouge et on l'applique avec force sur le papier. Il ne faut surtout pas hésiter à mettre du poids sur l'appui, sinon la marque ne sera pas uniforme du tout.
Le premier essai révèle un tracé trop fin et un peu timide (image ci-dessous) mais déjà prometteur. Au crayon, la calligraphe met en valeur les endroits du trait qui méritent d'être épaissis.


C'est reparti pour un tour, on replace le sceau dans l'étau et on reprend la gravure.
C'est un peu le moment où le feeling entre en jeu. Une des personnes de l'atelier n'a cessé d'épaissir son tracé et semblait de plus en plus déçue à chaque essai alors que sa réalisation était très jolie (et écrite à main levée en plus). D'ailleurs, et c'est la bonne surprise de cet atelier, tous les sceaux étaient beaux ! Chacun avait ses particularités, que ce soit des kanjis à la graphie très ancienne, ou d'autres contenant énormément de traits, mais tous étaient très réussis !

Voici le résultat final après épaississement du trait.


J'ai adoré faire cet atelier. Je suis repartie avec un sceau qui me convient totalement et avec la "fierté" de l'avoir fabriqué moi-même ! Nous n'étions pas très nombreux et les gens autour de la table semblaient vraiment passionnés par le Japon traditionnel. Il y avait également une vieille dame, épouse d'un japonais, absolument géniale ! Elle était incollable sur le Japon, parlait en japonais avec la calligraphe et rayonnait de joie et d'humour.

J'aimerais beaucoup, maintenant que je connais le procédé, essayer d'en tailler d'autres. Notamment en taillant autour du symbole pour le faire ressortir, contrairement à la technique que j'ai apprise ici qui consiste à creuser dans le symbole.

Librairie Junku
18 rue des pyramides 75001 Paris
Métro : pyramides
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 20h

Pour vous tenir au courant des ateliers organisés par la librairie Junku, je vous recommande de suivre leur page Facebook. Tous les événements y sont partagés, et je ne pensais pas qu'ils en proposaient autant !
L'atelier a coûté 28€, le sceau en pierre coûtant à lui tout seul 17€. Il est possible d'acheter l'encre rouge chez Junku mais je ne l'ai pas fait.

Et si vous désirez lire le récit de Camille sur ce même atelier, c'est par ici !

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