Dec 2, 2016

Les trouvailles de Noël 2016


Le marathon des cadeaux de Noël est lancé, et ce depuis plusieurs jours pour certains ! Cette année, j'ai mis plein de petites choses chouettes de côté et me suis rendue compte que cela faisait une parfaite liste de Noël. Voici donc ma sélection de cadeaux à tendance japonaise :


Les fukukan de Muji

Une très bonne idée qu'a eu cette enseigne de proposer ces petites boîtes contenant un objet traditionnel régional japonais ! Il en existe 8 différents :
1. l'oiseau à roulettes de Kumamoto
2. le tanuki de Tokushima
3. le singe de Saitama
4. le coq de Tottori
5. le cheval de bois de Fukushima
6. le sifflet chouette de Fukuoka
7. le poisson de Fukushima
8. le coq de Fukushima


Ces boîtes, à 20.17€ contiennent un bon de réduction de 20€ utilisables à partir de 50€ d'achat en magasin (hors fukukan). Si l'on achète d'autres cadeaux en même temps, celui-ci peut donc revenir à... 17 centimes ! En plus d'être terriblement original et mignon, il est presque donné !

Problème : seuls le Flaship du forum des halles et la boutique du Marais les proposent. Ces boîtes ne sont pas disponibles sur le site ou en commande. Je me demande pourquoi les points de vente ont été si limités.
De plus, j'ai lu sur la page Facebook de Muji que les objets avaient été réalisés artisanalement dans différentes régions du Japon, hors sur toutes les boîtes, il est dit que la manufacture se trouve à Tokyo (Ikebukuro pour être exact).
Quoi qu'il en soit, j'ai craqué pour 3 d'entre elles que je réserve pour la décoration de mon futur atelier : le cheval, la chouette et le poisson ! Le tanuki ne me plaisait pas plus que ça, un peu trop informe.


Les B.D

Onibi, par Atelier Sentô et éditée par Issekinicho, est un vrai petit trésor racontant les aventures de Cécile et Olivier à Niigata. Ils y trouvent un curieux appareil-photo qui leur permettrait de prendre des clichés des yôkai croisant leur route. En lisant, on ne sait pas trop où se trouve la fracture entre le réel et l'imaginaire, et les lieux qu'ils partagent avec nous peuvent devenir un point sur la carte de prochains voyages au Japon ! Les dessins sont beaux, l'édition est soignée, c'est une belle découverte. Je le recommanderais toutefois davantage pour un public aimant déjà le Japon et ses créatures folkloriques plutôt que pour un néophyte.
Un petit tour par le shop d'Atelier Sentô pourrait vous faire craquer pour une jolie illustration en plus...

Onibi en vente ici à 18.90€


Chronique new-yorkaises, par Akino Kondoh, retrace le quotidien d'une mangaka japonaise installée aux Etats-Unis. L'auteure y partage avec humour ses états d'âme et les différences culturelles qu'elle découvre au fur et à mesure de sa vie là-bas. Je suis en train de le lire, j'éviterai donc de trop en parler ici.

Facilement trouvable en librairie à 14€.


Les jeux

Il commence à y en avoir quelques-uns ayant le Japon pour thème, mais j'ai envie de vous présenter Yokai no mori qui n'est autre qu'un jeu de stratégie inspiré du shogi. Illustré par Naïade (ses illustrations sont tellement classes), ce jeu est composé de pièces représentant des tanuki (ouiiii), des renards mais aussi... aussi !!! des koropokkuru !!! Ce sont des petits lutins issus de la mythologie aïnoue, qui vivent cachés sous des feuilles et guident les voyageurs égarés.
Ce jeu se joue à 2 et convient aux adultes comme aux enfants (2 plateaux différents pour 2 niveaux de difficulté)

Disponible à 27.50€ chez Ludifolie.


La déco

Je cherchais une raison depuis longtemps pour vous parler du travail de ma copine Valentine aka Minuscule Motion ! Elle revisite les affiches de cinéma à partir de moments forts des films qu'elle sélectionne. J'aime énormément la sensibilité qui se dégage de son travail et les moments qu'elle choisit de capturer mais j'attendais quelque chose en relation avec le Japon pour que cela match avec le blog. Et voilà que Lost in translation apparaît ! Ce film, je l'ai regardé des dizaines de fois avant mon premier voyage au Japon, son atmosphère était fascinante.
Si un jour, j'ai un appartement plus grand - tous les murs sont déjà raisonnablement pris - je sais déjà que je lui prendrai la collection Wes Anderson.

Baladez-vous donc sur sa boutique Etsy, vous trouverez certainement des choses qui pourraient plaire à des amis touchés par le cinéma.


Loin de moi l'idée de vous pousser à la consommation, vraiment ! Mais comment ne pas craquer sur les superbes origamis de ma copine Floriane aka Florigami (oui je mets mes copines à l'honneur cette année) ? Je vous en avais parlé l'année dernière car j'ai eu la chance d'avoir reçu la licorne en cadeau ! J'évoquais la sensibilité avec Minuscule Motion, ici j'ajouterais qu'il est aussi question d'émotion ! Floriane propose des animaux solitaires, mais aussi des couples et des familles, comme ces jolis loups criant à la lune que j'ai eu du mal à choisir parmi les pingouins, dragons, cerfs, chevaux ailés... Je ne vais pas tous les citer, allez donc découvrir sa boutique Etsy et vous m'en direz des nouvelles ! Toutes ses créations sont réalisées avec un soin extraordinaire.


L'éphémère

Si vous n'êtes pas spécialement branchés accumulation d'objets au quotidien, il existe d'autres cadeaux tout aussi beaux et d'inspiration japonaise : la nourriture !
Les succulentes créations de Mathilda Motte qui a ouvert sa boutique en ligne La maison du mochi il y a quelques mois à peine s'y prêtent parfaitement.

Sur son site, vous pouvez choisir de composer vous-même votre coffret de mochi ou d'en choisir un par thématique. Mathilda propose aussi un coffret de Noël comprenant :
- le livre Mochi mochis
- un coffret "Japon originel" livré en janvier
- un coffret "Amour du Japon" livré en février
- un coffret "Tea time" livré en mars
Ses mochis sont confectionnés artisanalement, envoyés au plus tard le lendemain. Il faut les déguster assez vite après réception ou les congeler. Ne les commandez donc pas début décembre dans l'espoir de les poser au pied du sapin...

Toutes les informations se trouvent sur le site de la maison du mochi.


Et pour ceux qui ne trouveraient pas L'IDEE du siècle dans cette liste, vous découvrirez peut-être votre bonheur au marché de noël japonais qui a lieu tous les ans à l'espace Cinko (8-10 et 12-18 Passage Choiseul, 75002 Paris). Vous y trouverez une trentaine de créateurs qui travaillent autour du papier, du tissu, de la céramique et de la nourriture !

Nov 3, 2016

Puchi bentô | Haché de poulet au miso


Pour ce haché de poulet, j'y suis allée complètement à l'aveugle parce que j'avais une immense envie de miso mais il me fallait une façon un peu différente de le manger.
Et j'ai été surprise, à la première bouchée, de la force du souvenir que le goût m'a renvoyé. Je me suis revue dans un petit restaurant de Tokyo un peu bidon, choisi au hasard, il y a environ 10 ans. A l'époque, je débutais le japonais alors je n'essayais pas vraiment de comprendre les cartes et commandais à l'aveugle ce que j'arrivais à prononcer sans perdre trop la face. M'était alors arrivé un plat délicieux que je n'ai pas su identifier... C'était quelque chose comme ce bentô : du caractère suivi d'une douceur un peu sucrée. Parfois le hasard fait bien les choses, et même si je serais incapable de retrouver son nom aujourd'hui, je saurai au moins le re-cuisiner à la maison.

Haché de poulet au miso et courgettes


Il faut savoir qu'à l'origine, je voulais simplement faire un gros donburi bien copieux. Mais j'ai changé de doseur à riz et me suis magistralement plantée : je n'ai fait que la moitié du riz nécessaire ! Je m'en suis évidemment rendue compte au moment de la composition du bentô pour l'article, alors j'ai plongé dans mon frigo pour voir ce qui allait pouvoir sauver la mise en forme de ce repas (et de cet article !). 

Tortillons de courgette crue (x1 personne)
J'ai tout simplement émincé très finement une fin de courgette avec un gros économe et lui ai associé un petit dip de tomates séchées qu'il me restait d'un apéro. Je ne vous recommande pas l'association de la tomate séché avec le miso. Chacun a trop de force dans sa propre saveur pour bien se marier avec l'autre. Mais je pense qu'un petit houmous ou une petite mousse de légume (carotte par exemple), seraient une bonne association plus douce. Une vinaigrette légère aussi. Quelques graines de courge et des pignons de pin pour finir et le tour est joué. 


Haché de poulet au miso (x1 personne)
- 100g de poulet (une escalope par exemple)
- 1/2 blanc de poireau
- 1 dé de gingembre
- 1 cuillère à soupe 1/2 de sucre
- 2 cuillères à soupe de miso (ici du inaka miso de chez Sanga)
- 1 cuillère à soupe de sake

Mixer ensemble le poulet, le demi poireau et le dé de gingembre.
Mettre de l'huile dans une poêle et faire cuire le mélange à feu moyen. 
Dans un bol, mélanger ensemble le miso, le sucre et le sake. Verser le tout sur la mixture de poulet dans la poêle. Bien mélanger le tout pour que le poulet s'imprègne bien du miso. 
Lorsque le poulet est bien cuit et bien lié au miso, servir sur un lit de riz. 

J'ai ajouté quelques marrons sous vide, de saison, et qui se sont très bien liés au côté sucré du miso. 
Cette préparation est également idéale en onigiri, je pense qu'on aura l'occasion de la revoir passer sur le blog. 


Oct 31, 2016

Streetfood japonaise et camion à burger | Mariage



Si j'ai commencé à vous parler de mariage sur le blog, c'est évidemment parce que je ne pouvais pas ne pas donner une flavour japonaise à ce grand jour. Loin du thème rose à fleur de cerisier très répandu, ou des clins d’œil "otaku" que l'on peut aussi retrouver chez les plus passionnés, c'est principalement à travers la nourriture nous avons choisi d'évoquer ce pays qui me colle à la peau.

Mal à l'aise avec les dîners placés depuis toujours, et Axel n'aimant pas ce modèle non plus, nous avons choisi de ne pas céder à cette tradition ronflante qui s'obstine à perdurer tout en excédant les mariés (le fameux plan de table!) et les invités. En choisissant cette liberté de la bonne franquette, il nous a été facile de déroger également à l'option traiteur. Même si de vastes recherches sur internet m'ont convaincue qu'il en existait même des très originaux, ce n'est pas ce que nous voulions non plus. Peut-être est-ce générationnel ? Parisien ? Ado réfractaire ? Nous voulions des foodtrucks ! Parce que chez nous, un bon foodtruck signifie souvent petite sortie à l'arrache très réussie dans Paris. Nous voulions retrouver cette ambiance ce jour-là... parce qu'on l'aime, cette ambiance justement.

Pour que les gens aient le choix et que le repas reflète notre quotidien, nous avons opté pour un camion à burger et un stand de streetfood japonaise façon matsuri de quartier avec option ++ : okonomiyaki et takoyaki.


Faire (re)découvrir la streetfood japonaise aux invités

C'est le restaurant Atsu Atsu, que l'on retrouve dans la plupart des conventions geeks ou japonisantes qui a joué le jeu pour nous. Un an que j'attends de vous parler d'eux ! Je ne voulais pas le faire avant le jour J. parce que je voulais savoir ce que cette privatisation un peu insolite allait donner. Cela allait forcément influencer ma review de ce restaurant.

Atsu Atsu est un restaurant spécialisé dans la cuisine populaire japonaise : yakisoba, okonomiyaki (à la façon d'Osaka ou d'Hiroshima), takoyaki mais aussi donburi. Le lieu-même est décoré avec beaucoup de soin tout en étant très actuel. On s'y sent un peu comme au Japon, avec ses tables d'izakaya creusées dans le sol et son service tout à fait typique. Leur cuisine se veut aussi spectacle, préparée par des équipes toujours souriantes et dynamiques. On ne va pas chez eux que pour manger.
Nous avons beaucoup apprécié leurs takoyakis et okonomiyakis, alors nous avons fait le pari fou de demander à Christopher, le gérant d'Atsu Atsu, s'ils pouvaient se déplacer hors de Paris pour des événements privés. La réponse, positive, a été immédiate et enjouée ! Le bonheur !


Il a donc fallu organiser leur installation, décider du menu, s'accorder sur la décoration. Christopher est plein de bons conseils, habitué qu'il est des événements. Il n'a pas hésité à me donner son avis, même sur de minuscules détails. Et cela nous a beaucoup aidés. Grâce à lui nous avons pu nous poser des questions stupides mais hyper importantes très tôt dans nos préparatifs : Dans quoi servir la nourriture ? Comment gérer les couverts pour que les invités n'aient pas à les porter en attendant d'être servis ? Comment optimiser les files d'attentes ? Des questions stupides donc, mais impératives.

Dans nos invités, une partie connait bien voire très bien le Japon. Mais la majorité ne connait pas ce pays et tout le travail restait à faire pour les séduire. Pour éviter de perdre les gens dans leur choix, nous avons limité la carte à :
  • takoyakis, 2 par barquette
  • okonomiyaki au boeuf à la façon d'Osaka
Nous avions aussi demandé des okonomiyaki végétariens mais il y a eu un cafouillage soit dans notre demande soit pendant la préparation, et il n'y en a pas eu. Comme nous n'avons absolument rien géré le jour-même, je suis incapable de dire pourquoi les végétariens ont été oubliés, mais cela n'a visiblement traumatisé personne, alors je n'ai pas cherché à en savoir plus.


Les invités désintéressés du Japon se sont amusés comme des fous à découvrir ces plats qu'ils ne connaissaient pas. Les connaisseurs semblaient excités par la possibilité de se croire un peu au Japon et se sont resservis un sacré nombre de fois. 
Pendant les préparatifs, nos parents ont été parfois anxieux à l'idée que "tonton Marcelin" ou "mamie Pernille" prenne peur face à tel menu, et c'est légitime. Mais je crois qu'ils ont tous été surpris par l'engouement même des plus âgés à goûter les takoyakis. Nous avions tout de même prévu un mini-buffet de saumon au cas où des réfractaires invétérés se trouvaient cachés dans la foule... Il aura finalement servi aux plus affamés.

La petite anecdote rigolote : un des serveurs d'Atsu Atsu était en 1ere année de japonais avec moi à l'INALCO. Avec mon amie Charlotte (mon inséparable depuis cette fameuse 1ere année), nous avons été très amusée de le retrouver et de papoter un peu avec lui !

Atsu Atsu 
88, rue Richelieu 75002 Paris
Du lundi au jeudi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h
Les vendredi et samedi de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30
Réservations possibles


Le camion à burger 

Un bon burger, ça met (presque) tout le monde d'accord ! Ou alors c'est notre côté un peu régressif, allez savoir. Le fait est que nous n'imaginions pas notre mariage sans un camion à burger. Et trouver le bon n'a pas été une mince affaire.
C'est le Camion à croquer qui a su nourrir ces nombreuses bouches criant famine. Basé à Rennes, nous les avons découverts sur internet et leur carte nous a alléchés. Elle était tellement persuasive que nous avons signé avec eux, sans même goûter les burgers. Ce n'est que 15 jours avant le mariage que nous les avons enfin rencontrés pour savoir si oui ou non, nous avions eu le nez fin au moment de signer le contrat. Mon père n'y croyait pas trop et nous demandait de réfléchir à un plan B, et je lui répondais, sûre de moi, que j'avais déjà plusieurs plans de secours alors qu'en fait je n'en avais aucun ! Et le flair a eu raison, les burgers étaient délicieux !


Nous avons choisi 2 burgers :
  • le classic (viande de boeuf, bacon, cheddar, oignons rouges et sauce spéciale) 
  • l'italien (viande de boeuf, mozzarella, tomates séchées, roquette et pesto). 
L'un comme l'autre transformable en végétarien avec une belle galette de pois chiche à la place de la viande.
Si le camion à croquer nous a tapé dans l’œil c'est pour ces petites choses :
  • un max d'ingrédients issus de l'agriculture locale
  • une chaîne du froid limitée
  • des pains préparés par un boulanger de la ville
  • des sauces majoritairement maison
A cela, nous avons pu ajouter une gentillesse, un service - et un packaging - très soignés.

Le camion à croquer
Se déplace à Rennes et ses alentours
Site internet
Page Facebook


Le chariot à glaces

Dans la continuité du repas, un chariot à glace proposait des sorbets biologiques produits au Mans avec de très bons fruits. C'est la Ferme de la Métairie, productrice de ces sorbets qui nous a loué le chariot, et servis pendant la soirée.
Nous avons pu choisir un large panel de parfums, et chacun d'eux donnait l'impression de manger directement le fruit. Même les cornets sont faits maison !
Comme il a fait un temps magnifique toute la journée, les glaces ont été un véritable succès.

La ferme de la Métairie 
Sorbets et confitures
Site internet
Page Facebook
Même si le site de fabrication est au Mans, il est possible de goûter leurs sorbets dans différents lieux touristiques de Paris.


Questions pratiques liées à la privatisation de plusieurs prestataires

Sans entrer dans les détails, passer par plusieurs prestataires nous a fait économiser pas mal de sous comparé à un traiteur traditionnel.
L'exercice a été de devoir estimer le nombre de portions pour chacun d'eux, étant donné que nous ne pouvions qu'essayer de deviner ce qu'auraient envie de manger les gens ce soir-là. Pour 200 adultes, nous avons demandé 160 burgers (30 étaient possibles en supplément, sans surfacturation), 400 boulettes de takoyaki, et 150 okonomiyaki (idem, un supplément était offert jusqu'à utilisation totale de la pâte). Enfin, nous étions partis sur 200 glaces (même principe de supplément).
Je ne sais pas exactement les chiffres finaux mais nous n'avons manqué de rien. Le gros avantage a été l'absence de restes, et donc aucune gestion alimentaire à prévoir le lendemain.

Choisir ce type de repas nous a également permis de penser à tous les régimes, que nous connaissions ou non. Les invités ont pu demander librement des plats qui leur correspondaient au mieux.

Toutes les photos sont de David Latour, et les gifs ont été faits grâce à la vidéo de Léa Latour.

Oct 27, 2016

Puchi bentô | Fleur de kabocha et sauté d'aubergine


La série des puchi bentôs reprend ! Ce matin, en prenant les photos de la composition de celui-ci, j'étais heureuse comme tout. Heureuse de réussir enfin à m'y remettre, et heureuse aussi de retrouver ce petit rituel qui m'avait beaucoup manqué (un jour je prendrai une photo de mon installation spécial "food gif" dans ma cuisine, vous verrez ça !).

A l'atelier, nous sommes nombreux à amener nos déjeuners tous les midis. Avant, je ne le faisais pas systématiquement, les tickets resto me permettaient de bouger du boulot et de faire une vraie pause. Je ne préparais donc pas de bentô tous les midis.
Mais depuis que je n'ai plus de tickets resto, j'essaie d'amener mon repas (presque) tous les midis. Je n'ai évidemment pas la motivation de faire des bentôs super travaillés à chaque fois, et je "profite" souvent des restes de la veille, ce qui est cool aussi. Maintenant que j'ai réussi à (re)trouver mon rythme le soir et le matin, je vais pouvoir me permettre de faire de beaux bentôs plus souvent. L'idéal - et je le note ici pour essayer de ne pas me dégonfler - serait de faire un article de puchi bentô par semaine, donc un chouette bentô par semaine. Nous verrons ce que vaudra ma motivation, et si le "toutes les semaines" ne va pas se transformer en "une fois toutes les deux semaines"...

Allez, trêve de bavardages, passons à la recette. Aujourd'hui c'est encore un repas végétarien que je vous partage.

Fleur de kabocha et sauté d'aubergine


J'ai préparé chaque accompagnement la veille au soir. Je ne peux plus les préparer le matin, il faut que mon temps de préparation avant d'aller bosser soit minimal puisque les photos prennent déjà pas mal de temps. 
Les racines de lotus, si elles sont déshydratées, vous prendront du temps à préparer. 
J'ai ajouté sur le riz une lichette de purée d'umeboshi (prune salée) - attention à ne pas en mettre trop sous peine de trop saler le riz - ainsi que quelques paillettes de nori séché. 

Sauté d'aubergine et poivron (x2 personnes)
- 1 petite aubergine
- 1/2 poivron vert
- 3 cuillères à soupe de sauce soja
- 3 cuillères à soupe de sake
- un  peu d'huile de sésame

Couper l'aubergine et le demi poivron en dés plus ou moins grossiers. Les mettre dans une poêle, avec le soja, le sake et l'huile de sésame. Cuire à feu moyen, à couvert en remuant de temps en temps. Quand les légumes commencent à devenir fondants, ôter le couvercle et terminer la cuisson de façon à ce que la sauce s'évapore. 


Racines de lotus vinaigrées
- 3 rondelles de racines de lotus déshydratées
- 150ml de vinaigre de riz
- 3 cuillère à soupe de sucre
- 2/3 d'une cuillère à café de sel 

Faire tremper les racines de lotus dans de l'eau pendant une heure pour les réhydrater. Pendant ce temps, préparer le vinaigre sucré. Dans une casserole, verser le vinaigre, le sucre et le sel. Porter tranquillement à ébullition en remuant pour que le sucre et le sel se dissolvent bien. Une fois arrivé à ébullition, retirer le vinaigre du feu. Réserver. [Ce mélange peut se garder quelques jours au réfrigérateur]. 
Mettre les racines de lotus réhydratées dans une petite casserole et recouvrir de vinaigre sucré. Inutile d'en mettre beaucoup. Porter à ébullition. 
Oter les racines de lotus de la casserole, et jeter le vinaigre.


Fleur de kabocha
- 50g de kabocha (potiron japonais)
- 1 cuillère à café de sucre
- sel, beurre
- graines de sésame blanc

Enrober la chair de kabocha dans du film alimentaire et cuire une minute au micro-onde. La chair doit devenir très tendre. Si ce n'est pas le cas, prolonger un petit peu la cuisson tout en surveillant. 
Mettre la kabocha dans un bol, ajouter le sucre, le sel et le beurre. Réduire en purée et bien mélanger. La texture doit devenir lisse et un peu humide.
Dans le film alimentaire, mettre de quoi faire une petite boulette de kabocha. Bien fermer le film pour former la boulette, terminer la finition en tournicotant le film au maximum sur le sommet de la boulette. Les stries du film dessineront des rainures qui rappellent un peu les pâtisseries japonaises en forme de fleur. 
Ajouter quelques grains de sésame sur le centre de la fleur. 


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